LE PUITS ÉTIENNE HELY D’OISSEL

Le puits porte le nom d’Etienne Emile Hély d’Oissel, président du conseil d’administration de la Société Nouvelle de Charbonnages des Bouches du Rhône pendant son fonçage (1912).

Né et mort à Paris (09/09/1844 – 10/03/1915), Etienne Hély d’Oissel est issu d’une riche famille de barons d’Empire, capitalistes, administrateurs dans plusieurs sociétés industrielles et financières, notamment la Compagnie de Saint-Gobain.

Après un début de carrière au Ministère des Finances, il fut détaché, en 1871, à l’Agence Financière du Gouvernement Français à Londres pour gérer, avec l’appui de la Banque Rothschild, les emprunts et les opérations financières relatives au paiement des indemnités de guerre dues par la France à l’Allemagne.

Cette mission, réussie, lui valut d’être promu chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 11/10/1873.

Ses activités ultérieures d’administrateur le menèrent, outre Saint-Gobain, à la vice-présidence du PLM, à celle de la Société Générale du Crédit Industriel et Commercial.

En 1891, il est introduit par ses amis de Saint-Gobain, au conseil d’administration de la S.A. de Charbonnages des Bouches du Rhône, dont il devint le président suite de sa réorganisation, en 1898, en Société Nouvelle de Charbonnages des Bouches du Rhône. Il le restera jusqu’à son décès.

Marié deux fois, il avait trois enfants. Il est décédé le 10 mars 1915 à son domicile, 1, rue de la Manutention, Paris (16ème).

Il est à noter qu’il existait un deuxième Puits Hély d’Oissel (ou Fosse 4), aux mines de Dourges (Pas de Calais). Ce nom lui fut donné non par Etienne, mais par son frère Paul Frédéric, ingénieur civil des mines, qui fut vice-président de cette compagnie, mais aussi préfet, député, conseiller d’Etat, gouverneur de la Banque de France et directeur de la Caisse d’Epargne et de Prévoyance.