Point 12 : le puits Béthune
Il existe deux hypothèses quant au nom de ce puits. La première hypothèse pourrait être que ce nom fait référence aux mines de Béthune dans le nord dans le département du Pas-de-Calais. Mais dans ce cas il aurait été baptisé bien après son achèvement c’est-à-dire en 1851.
La 2e hypothèse indique qu’il aurait été nommé pour témoigner de la grande fraternité liant tous les mineurs dans un mouvement de syndicalisme naissant.
Ce puits a été créé entre 1849 et 1851. Son rôle était de renforcer le puits Castellane et de développer l’exploitation du charbon dans ce secteur.
Le puits possédait un chevalement en maçonnerie équipé d’une benne. A la différence du chevalement du musée de la mine de Gréasque, les mineurs descendait par une descenderie ouverte à 50 mètres de là.
En 1853 le puits occupe 92 piqueurs et 60 à 70 mendits et produit 60 à 80 tonnes de charbon par jour. L’exploitation en est facile.
En 1859 le puits s’est développé et accueille alors 116 ouvriers. Il y a une machine d’extraction de 25 chevaux, un bâtiment, deux chaudières, des bureaux, un hangar, un fourneau, une bascule et le cabanon des chargeurs.
L’extraction s’est arrêtée vers 1862 et la fonction du puits Béthune est devenue l’épuisement des eaux.
De 1864 à 1868 la cité ouvrière du thubet est construite non loin de là. Cette cité comprenait 12 maisons pour 162 habitants. Ils étaient encore 136 en 1906.
Puis la cité a été complètement abandonnée vers 1930. Le puits, quant à lui, a été abandonné en 1889.
Reprenez le sentier principal pour aller jusqu’au puits Dubreuil.
